Jean-Francois Robic

Jean-François Robic est artiste et professeur des universités à l’Université de Picardie-Jules Verne.
Son travail artistique porte sur l’univers des rives de fleuve et des rivages d’océan, plus généralement sur la confrontation entre le regard de l’artiste et les marges géographiques où se croisent les traces du travail des hommes et de la nature. Dernièrement l’artiste s’est rapproché des forêts, du vent, et de thèmes plus biographiques qui révèlent la dimension intime du rapport au paysage maritime ou sylvestre.
Au long des années, les médiums et dispositifs utilisés ont été le mail-art, le copy-art, le livre d’artiste, l’assemblage, l’installation, la vidéo, le dessin…
Le travail en vidéo vise à explorer les capacités de rencontre entre le médium et l’objet figural [cf. Jean-François Lyotard]. Concrètement, il s’agit de chercher des concordances – une affection – entre les processus techniques, leurs effets visuels, et le mouvement propre de la nature, que ce soit le balancement des branches, la pousse d’un tronc, le déferlement des vagues, le défilement incessant de l’image vidéo…
Enfin, ses déplacements professionnels continus l’ont amené à reprendre une pratique du dessin furtif, inscrit dans le mouvement et la rapidité du défilement paysager.
Ses travaux théoriques portent sur la reproductibilité et l’intermédialité, les dispositifs texte-image, ainsi que sur les relations entre le cinéma et les arts plastiques (un thème par ailleurs persistant dans le travail artistique). L’idée centrale est que le médium artistique produit les formes où se joue une confrontation entre nature et humanité, confrontation que manifeste le travail artistique.
Avec Germain Rœsz, artiste et professeur à l’Université de Strasbourg, il a créé en 1995, le duo artistique L’épongistes (performances, poésie-action, installations et objets, livres d’artistes, cartes postales.).

Monde flottantle reste du monde

les quatre chemins
les quatre chemins

les quatre chemins

rien ne semble perturber la présence imposante de ce chef-d’œuvre de l'architecture moderniste en Normandie, le château d'eau des Quatre Chemins près d'Yvetot. Ni le vent qui pousse les nuages, ni l'agitation des hommes en voiture... En sommes-nous sûrs ? Le temps - le nôtre et celui de la vidéo - apporte une réponse...

temps de chien
temps de chien

temps de chien

la barre d'Etel sous le vent de Dirk... le chien rouge du vent

aller au phare
aller au phare

aller au phare

marcher jusqu'au phare de St-Valery-en-Caux est-il plus difficile que de traverser les espaces interstellaires ?

le dernier jour du monde
le dernier jour du monde

le dernier jour du monde

Une voix récite deux poèmes de TS Eliot, la caméra musarde au ras du sol dans une forêt. La mer s'incruste dans la silhouette d'une personne aimée. Le désert d'une plage à marée basse. Une petite chanson à récapitulation... La disparition, le manque absolu.
Une vidéo créée pour l'exposition Ce Faisant, à l'été 2013 à Penzé, Finistère. Normalement elle est en full HD (Blu-ray), aussi, si vous souhaitez la voir dans son jus originel, allez à Penzé !

spered(ou) noz
spered(ou) noz

spered(ou) noz

insomnies dans les nuits bretonnes, les ombres se réveillent... Montez le son, n'oubliez pas.

(retour à) la jetée
(retour à) la jetée

(retour à) la jetée

au-delà d'un hommage à Chris Marker, il s'agit d'un retour de plus sur un lieu déjà exploré dans mes vidéos, la jetée du port de Lomener, près de Lorient. L'occasion de faire quelques images de mer et de pierres, de ciel et de vent...

« (L’immobilité est) ce avec quoi le désir fait le mouvement » J-F. Lyotard, Economie libidinale

« L’immobilité dissimule le mouvement, elle est son inconscient. » Raoul Ruiz, Poétique du cinéma.

« Je n’ai pas rêvé récemment. J’ai l’impression que je ne me souviens plus de mes rêves. J’ai peur de marcher pieds nus, même dans la chambre, comme si de terribles microbes m’attendaient, ou comme si j’allais marcher sur du verre ou des échardes… (…) Serais-je en train de perdre lentement tout ce que j’ai apporté avec moi de l’extérieur ? » Jonas Mekas, Walden, 1969, 6ème bobine, 20ème minute

« Ainsi, le mouvement – cette apparence que ni le dessin, ni la peinture, ni la photographie, ni aucun autre moyen ne peuvent reproduire ; que, seul, le cinématographe sait rendre – constitue justement la première qualité esthétique des images à l’écran. » Jean Epstein, Le cinéma du Diable, 1947

« Bien mieux, l’affinité du cinématographe pour le mouvement va jusqu’à découvrir celui-ci là où notre œil ne sait pas le voir. » Jean Epstein, Le cinéma du Diable, 1947

«  (…) qu’est le mouvement sinon le signe et le moyen du devenir. » Jean Epstein, Le cinéma du Diable, 1947

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grappins, ensemble de sculptures-assemblages, « laisse de mer » et matériaux divers, 2003-2006

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Ensemble et détail de l’installation Mes Noirs-tableau, bois flottés, peinture à tableau noir, cordes flottées, caisses de bois et objets divers, pierres calcaire, son (version Penzé 2002 : son direct réalisé avec la collaboration d’Éric Lheurette), projection vidéo (version Amiens 2005), dimensions et installation variables, 1998-2002-2005
– Exposition Mer noire à la Briqueterie, Amiens (80), juin 2005
– ExpositionFortune de mer, Espace culturel de Rhuys, Sarzeau (56), juillet-août 2003

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Livres d’artiste : toutes les photos sont des reproductions de quelques livres de la collection C’est la faute aux copies (1986-2006).

Empreintes Noirs-tableau détail
Empreintes Noirs-tableau marine en bois amiens

Empreintes Noirs-tableau/marine en bois, peinture à tableau noir et transfert de photocopie sur papier d’emballage alimentaire, 32,5 x 49 cm, 36 pièces, 2002.

buhé maru verso
buhé maru recto

argouel/buhé/maru, acrylique, cordelette, quincaillerie, épingles, photocopies numériques sur toile libre, recto-verso (deux rabats), env. 240 x 180 cm (déployée), 2003


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